Etudes

TOP 5 des influenceurs virtuels


Aujourd’hui, les influenceurs·ses se répandent comme une traînée de poudre. Longtemps considéré comme un simple loisir, tenir à jour un réseau social et être suivi par une communauté est devenu un véritable métier. Rentable pour les influenceurs·ses et pour les marques, c’est une vraie opportunité pour les deux partis.
Les marques auront la visibilité souhaitée en fonction de l’influenceur·se avec le·laquelle elle travaille, tandis que celui/celle-ci sera verra rémunéré·e, que ce soit en argent réel ou en biens et services (produits, voyages, invitations à des événements…).

Depuis peu de temps, le nombre des influenceurs·ses dits « virtuel·le·s » a considérablement augmenté.

Qu’est-ce qu’un·e influenceur·se virtuel·le ? 

Le terme d’ « influenceur·se virtuel·le » n’est que très récent. À quoi correspond-il ? D’où vient cette tendance et comment s’est-elle autant répandue ? Nous allons aborder tous ces points dans cet article.

Signification 

Les « influenceur·ses virtuel·lle·s » désignent des personnages entièrement fictifs représentant une marque, une entreprise, ou autre. La plupart d’entre eux ont été créés grâce au « facerig ». Cela consiste à filmer ou photographier un visage humain et d’en capter les mouvements afin de les reproduire sur le personnage en 3D. Parfaitement modélisés, certains d’entre eux.elles se confondraient même avec de vraies personnes.

Débuts de la tendance

La mode nous est tout d’abord venue du pays du soleil levant. Au Japon, la première star virtuelle née est appelée Hatsune Miku. Créée en 2007 par la marque Yamaha Co., elle représente commercialement la marque Vocaloid, un logiciel de synthèse vocal.

Avec ses couettes bleues, son visage jeune et ses vêtements d’écolière, entièrement dématérialisée, son succès grandit bien plus vite et fort que ce que ses créateurs espéraient. Considérée comme la première chanteuse entièrement virtuelle, ses concerts holographiques font encore aujourd’hui déplacer des milliers de personnes.
Beaucoup d’autres personnages furent créés suite à cela, enrichissant le petit groupe des Vocaloids.

Puis, en 2016, une certaine Kizuna Ai, totakement fictive elle aussi, commence à poster ses vidéos sur YouTube. Avec un succès d’abord mitigé, celle-ci commence à attirer l’attention du public nippon et sud-coréen début 2017.

Avec des vidéos musicales, mais aussi de gaming, lifestyle, et autres, elle est très vite considérée comme la première YouTubeuse virtuelle, avec plus de 2 millions d’abonnés.

C’est en constatant ce succès que certaines marques occidentales ont décidé de se lancer dans l’aventure, en adoptant une égérie virtuelle.

Mais alors quels avantages en tirer pour les marques ? Y a-t-il des inconvénient latent au fait que l’influenceur·se n’est pas une personne réelle ?

Ne vous en faites pas, on a cherché tout ça pour vous !

Avantages & inconvénients 

Comme pour tout, il existe des points positifs et d’autres négatifs pour les marques qui souhaiteraient faire un partenariat avec un·e influenceur·se virtuel·le, ou même en créer une.

Il faut donc peser le pour et le contre et réfléchir aux plus-values que peut apporter l’égérie virtuelle par rapport aux points négatifs de celle-ci.

Avantages 

Il y a plusieurs bienfaits à ce qu’une marque crée une égérie numérique, soit en partenariat ou en sponsor avec elle.

~ Tout d’abord, si la marque décide de créer elle-même cette personne virtuelle qui la représentera, cela lui permet d’être totalement libre quand à l’apparence de l’égérie. La création virtuelle saura alors parfaitement porter la marque, correspondre à ses attentes physiques, intellectuelles, etc.

~ Il est plus facile pour les influenceurs·ses virtuel·les de s’adapter au message et à l’ambiance voulue par la marque pour sa campagne. En effet, comme ce n’est pas une personne réelle, gérer la communication autour de son image est bien plus aisé. Ainsi, plus de risque que la marque se retrouve entachée par l’opinion ou l’action d’un·e influenceur·se réel·le.

~
De plus, irréel veut aussi dire disponible à chaque instant. Puisque l’avatar derrière ces égéries virtuelles n’est pas une personne physique sujette à des besoins primaires, il est simple de faire une campagne marketing quand vous le voulez sans avoir à vous adapter à l’emploi du temps d’un·e influenceur·se réel·le (bon, modulo la création quand même qui nécessite un travail des équipes de production).

On retrouve beaucoup de marques engagées aux côtés d’influenceurs·ses virtuel·les. Nous avons comme exemple marquant Calvin Klein, qui a décidé de se poster auprès de Lil Miquela, une influenceuse virtuelle extrêmement populaire, pour la campagne « I speak my truth in #MyCalvins », à l’occasion de la Gay Pride.

Inconvénients

Évidemment, cela serait trop beau si les influenceurs virtuel·le·s n’apportaient que des avantages aux marques.

~ Le principal inconvénient de ces stars immatérielles nouvelle génération est l’opinion que le public a d’eux. En effet, une étude menée par Ask Suzy auprès des consommateurs en 2018 a montré que 59 % d’entre eux avaient une vision négative de ces personnes en 3D. Ainsi, le public ciblé par les marques se postant auprès d’un·e influenceur·se virtuel·le peut être au contraire rebuté par la marque qui l’utilise, et ainsi lui donner une mauvaise image. Bien réfléchir, donc, au public ciblé, et pas seulement pour savoir si les produits ou services que la marque propose sont bons, mais s’ils seront seulement attirés par ce représentant 3D.

~ De plus, que ce soit dans la conception de l’égérie en elle-même ou celle de ses posts, il y a un budget non négligeable. Rémunérer les personnes chargées de la communication de l’influenceur·se virtuel·le, celui ou celle qui le.la modélisera dans la position souhaitée, les lieux, le shooting… Tout cela a un coût, que ce soit temporel, humain ou financier.

~ Enfin, si une marque décide de prendre une égérie pour les représenter, il y a un risque qu’un partie de son public ne se reconnaisse plus dans la marque. Le sexe, la couleur de peau, le style, mais également ses engagements (Lil Miquela par exemple, très impliquée dans la cause LGBTQ+ et Black Lives Matter)… tout cela crée un risque qu’une partie des consommateurs se détournent de la marque qui, à leurs yeux, ne leur correspond plus. Mais on a aussi le cas avec un « vrai » influenceur

Se lancer aux côtés d’une personne aussi influente que fictive a donc de bon comme de mauvais côtés. Chez Influence4You, nous préférons largement les influenceurs réels. L’influenceur virtuel est pour nous un nonsens complet. Ce n’est plus de l’influence, mais de la publicité. Peut-être notre côté « vieux jeu ».

 

Maintenant si vous souhaitez vraiment vous lancer auprès d’influenceurs·ses virtuel·les ? Aucun souci, on vous donne une petite liste (non exhaustive) des égéries 3D du moment.
C’est parti !

Top 5 des influenceurs·ses virtuel·les

1/ Lil Miquela

Impossible de passer à côté de la jeune femme factice, qui est présente (et active!) sur de nombreux réseaux sociaux et aux côtés de nombreuses marques. Créée en 2018 par le collectif Brud, elle s’est très vite imposée sur Instagram.

Egalement rendue très engagée par ses développeurs, elle supporte le mouvement Black Lives Matter, la communauté LGBTQ+ et se bat pour les droits des réfugiés.
Une égérie virtuelle très engagée donc, engagements auquel il faut penser si vous souhaitez l’utiliser pour votre marque.

Apparemment âgée de 19 ans, la jeune « femme » est la plus grande influenceuse virtuelle d’Instagram (1,7M de followers) et se poste aux côtés d’un grand nombre de marques importantes, comme Calvin Klein (on vous en parlait un peu plus haut) mais aussi Samsung ou Prada. Elle aime également à poser avec des personnes réelles, rendant un peu plus fin le voile entre fiction et réalité.
Elle est également présente sur YouTube (81k d’abonné·e·s) et sur Twitter (23,6k followers).

     
Son Instagram  ~  Sa chaîne YouTube  ~  Son Twitter

 

2/ Shudu Gram

Créée en 2017 par l’artiste et photographe Cameron-James Wilson, Shudu est considérée par son créateur comme une « œuvre d’art ».
Modélisée dans une idée de diversification des mannequins, Wilson lui a donné un teint profond et des yeux pénétrants.
Shudu, contrairement à Miquela, est uniquement mannequin, elle est d’ailleurs la première mannequin virtuelle dans le milieu. Elle est notamment devenue l’égérie de Rihanna pour sa marque de cosmétique « Fenty Beauty ».

Avec 193k d’abonnés sur Instagram, elle possède tout de même une renommée appréciable dans le monde de la mode.

   

Son Instagram

3/ Brenn

La jeune femme noire aux formes gracieuses à également été conçue par l’artiste-photographe C.-J. Wilson. Sa corpulence ronde a été conçue dans un esprit de diversité par son créateur, qui condamne le manque de diversification dans le monde de la mode et du mannequinat. Malgré son audience assez réduite sur Instagram (2,3k), elle coopère avec de nombreuses grandes marques, comme la marque de voitures Smart.

   

Son Instagram

4/ Blawko22

Créé en 2019 par le même collectif que Lil Miquela, Brud, Blawko est une égérie un peu hors-normes. Les influenceurs·ses virtuel·les étant principalement féminines, lisses et bien rangées, Blawko 22 vient quelque peu donner un coup de pied dans la fourmilière. Avec ses tatouages, les traits rasés dans ses sourcils, son visage toujours partiellement caché, son attitude rock et parfois provocante de « bad boy », il a vite acquis un certain succès (146k de followers sur Instagram et 4,27k d’abonné·e·s sur YouTube). Influenceur Lifestyle ainsi que YouTuber, il est très actif sur les réseaux sociaux et travaille aux côtés de nombreuses marques luxueuse, comme Versace ou encore Burberry.

Tout comme Miquela, l’influenceur virtuel apparaît souvent dans ses posts en compagnie de personnages publics bien réels, ou avec Miquela elle-même.

   

Son Instagram  ~  Sa chaîne YouTube  ~  Son Twitter

5/ Noonoouri

Voici certainement l’influenceuse virtuelle qui ressemble le plus à ce qu’elle est réellement ; un personnage 3D. Arrivée sur les réseaux en 2018, elle cumule aujourd’hui 332k de followers sur Instagram. Son concepteur allemand, Joerg Zuber, la qualifie de « haute couture digitale » et assume ses grands yeux et son visage de poupées qui font plus « manga » qu’humains. Sur son Instagram ou sa chaîne YouTube (moins d’1k), elle prône un lifestyle vegan et sain pour les Hommes et la nature.

Elle collabore également avec de grandes marques, telles que Gucci, Dior ou Yves-Saint-Laurent. Principalement l’égérie de Dior, elle a même tourné dans une de leurs publicités pour un nouveau rouge à lèvres, remplaçant Nathalie Portman.

   

Son Instagram  ~  Sa chaîne YouTube

 

Et voilà, avec cet article autour des influenceurs·ses virtuel·les, nous espérons que vous avez trouvé toutes les réponses à vos questions.

Désormais à vous de repérer si et quels influenceurs·ses virtuel·les peuvent être à même de porter votre marque !

 

 


 

 

Sources :

– https://www.ladn.eu/media-mutants/reseaux-sociaux/ces-influenceurs-virtuels-qui-cartonnent-sur-les-reseaux-sociaux/

– https://www.webmarketing-com.com/2019/01/31/86197-les-influenceurs-virtuels

– https://pubosphere.fr/influenceur-virtuel/

– http://www.strategies.fr/actualites/marques/4032752W/5-histoires-d-influenceurs-virtuels.html

– https://influencerdb.com/blog/top-10-virtual-influencers/

– http://www.influencia.net/fr/actualites/tendance,marketing-influence,obsession-mediatique-pour-influenceurs-virtuels-5-points.,9124.html



Vous êtes une marque ou une agence et voulez travaillez efficacement avec des influenceurs ? RDV vite sur https://www.influence4you.com/fr/ pour découvrir nos offres.